Le légendaire joueur des Lakers disputera aujourd'hui au Staples Center le dernier match d'une carrière extraordinaire en NBA : 20 saisons dans la même franchise, 5 titres NBA, 2 titres olympiques, MVP en 2008, 18 fois All-Star... Selon Forbes, le Black Mamba est le 3 ème joueur le mieux payé (50M$) et aurait gagné au total 680M$ sur l'ensemble de sa carrière. Assister à son dernier match c'est assurément vivre un grand moment de l'histoire de la NBA.
Selon CNBC, (s'appuyant sur le données du site de revente TiqIQ) la prix moyen du billet sur le second marché est de 2110$, soit une hausse de 500% par rapport au prix moyen constaté sur l'ensemble de la saison. Le billet le plus abordable serait à 888$ et le plus cher à 25700$. Consulté ce matin, le site TIqIQ proposait les places les moins chères à 912$.
Cheapest ticket for Kobe's final game is $837. That's more expensive than Lakers' NBA Finals games in '08, '09 & '10 https://t.co/wY5vVzElVX
Ce billet est le premier d'un cycle consacré à mon "american road trip". Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus.
Pourquoi suis-je allé voir un match des LA Dodgers et non des Brooklyn Dodgers?
Vous ai-je dit que je suis un amateur éclairé de romans noirs et de comics? comprenez alors combien j'apprécie 100 bullets, la fabuleuse série de Brian Azzarello et Eduardo Risso. Il faut rendre hommage à la traduction de Jérémy Manesse, qui parvient sur ce titre (comme sur tant d'autres : Preacher, Planetary, Transmetropolitan, John Constantine Hellblazer...) à restituer la verve, l’énergie et la signification de la version originale.
Je m'égare pensez vous? Pas vraiment car le baseball apparait dans de nombreuses pages de 100 bullets. L'histoire "Fosse aux idoles" dans le volume 6 chez Panini Comics s'inspire très directement du couple Marilyn Monroe / Jo Di Maggio. L'agent Grave demande à un ancien joueur de baseball s'il soutient New York. Le vieillard répond qu'ils ont été battus par Brooklyn avant de se reprendre. "Vous ne vous êtes jamais habitué à la migration hein?" lui demande Graves.
Ce qu'on apprend de la régulation des ligues majeures en lisant des comics
Je suis prêt à parier qu'on lit "relocation" dans la VO. Jérémy Manesse a retenu"migration" plutôt que "délocalisation" ou "déménagement" (terme utilisé au Canada francophone, comme dernièrement lorsque les Expos ont quitté Montréal pour Washington). Il faut dire que cette stratégie de repositionnement géographique d'une équipe est peu accessible au lecteur français peu passionné de sport américain.
Les relocation ont pourtant largement redessiné la cartographie des ligues majeures. On le devine dans cette contribution récente ici même, mais consultez donc l'article "Relocation of Professional Sports Teams" de wikipedia qui recense exhaustivement les déménagement d'équipes en Amérique du Nord mais aussi ailleurs dans le monde.Vous comprendrez mieux ces cases : en 1953, les Boston Braves ont déménagé à Milwaukee et 5 ans plus tard, deux équipes de New York, les Dodgers et les Giants étendent l'influence de la National League à la Californie en s'implantant respectivement à Los Angeles et San Francisco.
Première partie du documentaire historique "Brooklyn Dodgers: Ghosts of Flatbush"
(vous trouverez sans mal le reste sur youtube)
Voilà qui explique pourquoi dans la boutique des Dodgers, l'on trouve encore des vêtements aux couleurs des "Brooklyn Dodgers". On en trouve aussi dans les boutiques des Mets de New York, franchise créée en 1962 en réponse aux départs des Dodgers et Giants. Même dans le musée des Yankees, la mythique équipe localisée dans le Bronx, on trouve traces de la période où les fans de baseball New-yorkais étaient tiraillés entre plusieurs équipes.
Comprenez vous mieux maintenant pourquoi l'on trouve un sweat des Brooklyn Dodgers dans la boutique des Mets?
le musée des Yankees accorde une large place au Golden Age (1947-1956) du baseball new-yorkais
Subway Series : la grande rivalité des équipes de New York (Yankees, Giants, Mets, Dodgers)
De nos jours, c'est à Los Angeles que l'on porte les couleurs des Dodgers
Le contexte : Il s'agissait du second match de l'opening week à domicile pour les Dodgers. Lors du premier, à guichets fermés, la franchise fêtait les 50 ans du Dodger Stadium. Au nord de la ville, encerclé d'un immense parking, il surplombe LA Downtown. D'une capacité de 57 000 places, le stade est à ce moment de la saison, en moyenne aux trois-quarts rempli (33 575 spectateurs). Vieillissante, l'enceinte devrait être rénovée lors des prochaines années. L'actualité du club est aussi marquée par le rachat de la franchise par Magic Johnson. Le consortium dirigé l'ancien meneur de jeu des Lakers aurait versé plus de 2 milliards de dollars pour acquérir les Dodgers.
Experience Opening Day - 2012
voyez l'immense parking
LA Downtown en fond
La star : Matt Kemp. En 2011, il manque d'un rien d'être élu MVP.
Le cadeau du club à ses fans : une réplique du CY Young Award, remis en 2011 à Clayton Kershaw. Le trophée récompense le meilleur pitcher de la saison.
L'achat souvenir : une balle aux couleurs des Dodgers, un t-shirt frappé du n° 27 de Matt Kemp.
Bonus Pics
Un parking avec un stade au milieu
Place récupérée sans problème au Will Call
Le logo du cinquantième anniversaire du stade
Vue de ma place
Pour aller plus loin :
Les subtilités du baseball vous échappent? Pierre-Charles Binet (@PCBinet) est un étudiant du Master 1 "Management du Sport" de l'UFR STAPS de Caen. Il joue aux Jimmers de Saint-Lô. Ecoutez son interview.