mercredi 23 octobre 2019

le top 10 des joueurs NBA les mieux payés



source : Forbes
Alors que la toute nouvelle saison de NBA vient de débuter, Kurt Badenhausen de Forbes a rédigé un article consacré aux joueurs les mieux payés en 2019-2020. L'estimation de Forbes compile les revenus "on court" et les contrats de sponsoring. La gestion des salaires et contrat est une part capitale sinon même la plus importante du management d'une franchise. Les données sont accessibles et même détaillées par la communauté de passionnés. Voyez par exemple l'analyse des Bucks de Milwaukee sur le site TrashTalk. 

Le top 10 des joueurs les mieux rémunérés agrègent à eux seuls presque 600 millions de dollars. Lebron James est le mieux payé. Avec Stephen Curry et Kevin Durant, c'est le seul joueurs a percevoir plus de ses contrats d'endorsement que de son contrat avec les Lakers. Les joueurs NBA bénéficient largement du nouveau contrat télévisuel de 24 milliards sur 9 ans. Ainsi, 46 joueurs devraient percevoir plus de 25 millions par saison alors qu'aucun ne touchait cela il y a encore 5 ans. Le montant des salaires étant régulé par un salary cap, les joueurs les plus connus misent sur les contrats d'équipementiers pour augmenter leurs revenus. Selon Forbes, il y a 10 joueurs actifs qui devraient toucher au moins 10 millions de dollars par leur seul contrat chaussure (Lebron et KD sont chez Nike, Curry chez Under Armor). Songez que Durant vendrait plus de chaussures en Chine qu'aux Etats-Unis. 

A regarder le top 10 on observe : 
  • 7 franchises représentées (mais pas les Raptors, champions en titre) 
  • 6 joueurs MVP (dont Giannis Antetokounmpo, le MVP en titre) 
  • 4 joueurs qui ont changé de franchise cet été (Durant, Westbrook, Irving, Paul) 
  • 2 blessés qu'on verra pas ou peu cette saison 
  • les joueurs qui ne sont pas dans le top 10 mais ne doivent pas en être loin. On songe à Anthony Davis, Joel Embiid, Paul Georges, Karl-Anthony Towns, Kawhi Leonard. 



source : Forbes

mardi 1 octobre 2019

La revue de presse : septembre 2019

Vous trouverez 80 fichiers PDF dans la revue de presse internationale d'économie et de marketing du sport. Vous y trouverez des choses sur la NBA, l'homophobie dans les stades, la NFL, l'esport ...

revue de presse de septembre (fichier disponible 30 jours, 103 MO)


Par ailleurs, j'ai partagé une série de billets sur ma visite estivale de stades aux Etats-Unis.

vendredi 20 septembre 2019

Expérience Matchday : un match des Packers au Lambeau Field




Lors de mes récents périples aux États-Unis, j'ai eu l'occasion de visiter des stades mythiques réputés pour leur ancienneté et authenticité. Ainsi ai-je pu voir l'année dernière les Bears au Soldier Field, les Cubs au Wrigley Field et les Red Sox au Fenway Park. Un seul stade peut rivaliser avec ceux-là sur le registre de la tradition : le Lambeau Field des Packers. La franchise de Green Bay est la seule survivante des "small town teams" qui figuraient en NFL pendant les années 1920. Unique équipe professionnelle des quatre ligues majeures à appartenir à ses fans, elle demeure la plus titrée de la NFL avec 13 sacres. Elle évolue au Lambeau Field (Green Bay, Wisconsin, 100 000 habitants) depuis 1957. Le stade présente une capacité de plus de 80 000 places et a bien évidement connu des rénovations successives dont celle de la end zone côté sud en 2013. Le site se distingue aussi par Title Town District, un espace de loisirs de 14 hectares largement investi lors de l'avant match. Title Town USA reste un lieu de traditions avec le Lambeau Leap et le Roll out the Barrel repris à tue-tête. Ce soir là, en pré-saison, les Packers se sont imposés 28 à 26 contre les Texans. 

lundi 9 septembre 2019

Expérience Matchday : un match des Brewers au Miller Park


Même si Milwaukee s'est diversifiée ces dernières années, elle reste une ville qui a construit son économie locale et sa notoriété sur la bière. Miller, le deuxième fabricant de bières des États-Unis, y emploie toujours environ 1500 personnes. Au nord du stade de baseball se situe la Miller Valley et sa brasserie industrielle. Et c'est ainsi que la franchise locale de baseball s'appelle les Brewers et qu'elle évolue au Miller Park (naming de 40M$ qui court jusqu'en 2020). D'une capacité de 42 000 places, ce ball park est d'une taille moyenne, en tous cas plus petit que le Wrigley Field, le Citizens Bank Park et l'Oriole Park at Camden Yards dont nous avons parlés dans des billets récents. Pourtant, il est des plus imposant avec son toit rétractable de 12 000 tonnes une cinquantaine de mètres au dessus du terrain. Il s'ouvre et se ferme en moins de 10 minutes. Inauguré en 2001, le Miller Park adopte un style néo-rétro remis au gout du jour une dizaine d'années auparavant par le stade de Baltimore. Cette année, l'équipe attire 35 778 spectateurs par match. C'est la 4ème meilleure affluence moyenne en 19 campagnes dans ce stade. Il faut dire que l'équipe est compétitive avec Christian Yelich, en course pour le titre de MVP, et Josh Hader, l'un des lanceurs de relève les plus dominant de la ligue. Ce soir là Christian Yelcih n'a pas joué mais les Brewers se sont imposés 6 à 5 sur un walk-off home run au terme d'un match palpitant. 

jeudi 5 septembre 2019

Expérience Matchday : un match des White Sox au Guaranteed Rate Field


Les Sox sont la franchise de la partie sud de Chicago. Ils évoluent au Guaranteed Rate Field inauguré en 1991. Le stade s'est d'abord appelé Comiskey Park en référence à l'ancien Ballpark puis a connu un premier naming (U.S. Cellular Field) en 2003. Depuis novembre 2016 il s'appelle donc "Guaranteed Rate Field" ce qui rapporte environ 2M$ par an à la franchise. Conçu aussi pat HOK (Populous) cet équipement a coûté 137 millions de $ et a connu des rénovations d'un montant de 118 millions de $. Cette année, les Sox attirent en moyenne 22 000 spectateurs par match, soit environ la moitié de la capacité du stade. J'ai vu le match de la section Goose Island localisée au champ droit. Ce jour là, les Sox honoraient Harold Baines, un joueur légendaire de la franchise.

dimanche 1 septembre 2019

La revue de presse : juillet-août 2019

J'ai laissé passer l'été sans diffuser la revue de presse. En période de rentrée, je partage donc 2 mois de veille sur le marketing et l'économie du sport (98 PDF en juillet, 56 en août).

revue de presse de juillet et août (fichier disponible 30 jours, 300 MO)



J'ai relancé l'activité du blog avec la reprise d'un billet pour France Football dédié au prix des places et une série de billets consacrés à mes visites de stades aux États-Unis cet été.  

vendredi 30 août 2019

Expérience Matchday : un match des Cubs au Wrigley Field


Classant le Wrigley Field sur son podium des plus beaux stades de baseball, NBC Sports décrit ainsi le Ballpark des Cubs :
"There simply is nothing like a Chicago summer afternoon spent in the bleachers at the corner of Clark and Addison. The ivy. The manual scoreboard. The rooftops. The rest of Wrigleyville outside the stadium. In terms of pure experience, this is arguably the best in baseball. If you’ve never been, you need to put this one on your list."
Aussi, l'année dernière, j'ai déjà expliqué en quoi un match au Wrigley Field était avant tout une expérience de l'authenticité : le grand panneau rouge à l'entrée du stade, ses coursives étroites, le lierre qui tapisse l'outfield, le tableau de scorage manuel, les pylônes qui risquent d'obstruer la vue, le "take me out to the ball game..." repris comme nulle part ailleurs... Quand on va dans ce stade inauguré en 1914 c'est pour vivre un match comme au bon vieux temps. Avec en moyenne 38 200 spectateurs par match, les Cubs figurent au 4ème rang des affluences de la ligue. 

mercredi 28 août 2019

Expérience Matchday : un match des Pirates au PNC Park




Le dernier billet était consacré à l'Oriole Park at Camden Yards qui a révolutionné la conception des ballparks dans les années 1990. Peu de stades soutiennent la comparaison à l'exception peut-être d'un. Inauguré en 2001, le PNC Park est le meilleur des stades de baseball selon NBC Sports Washington et Bleacher Report. Avec 38 700 places, il est d'une taille assez modeste à considérer qu'une vingtaine de stades de baseball fait plus de 40 000 places. Situé en plein centre-ville de Pittsburgh, on y accède aisément à pieds en traversant le Roberto Clemente Bridge. Il ne compte que deux arceaux favorisant ainsi une grande proximité avec l'aire de jeu. Situé tout au bord l'Allegheny River, il offre une vue incroyable sur la sky line de Pittsburgh. Ce stade conçu par le cabinet HOK (Populous) a également accueilli de prestigieux concerts (Bruce Springsteen, Les Rolling Stones...). Cette année les Bucs ne font pas une belle saison. Derniers de la division centrale, ils n'attirent au stade que 19 300 spectateurs par match (26ème affluence sur 30). Je suis allé y voir la série contre les Mets (3 matchs, 1 victoire et 2 défaites). 

lundi 26 août 2019

Expérience Matchday : un match des Orioles à The Yard

A moins d'être un grand fan de la série The Wire ou un lecteur éclairé d'Edgar Allan Poe, on ne prévoit pas d'aller visiter Baltimore... sauf peut-être si on est amateur de baseball, auquel cas il est obligatoire de se rendre à l'Oriole Park at Camden Yards. Alors jeune étudiant en management du sport, c'est dans mes lectures que j'ai découvert ce stade, ainsi décrit - par exemple - dans le Blue Ribbon Panel of Baseball Economics en 2000 :
"The new generation of ballparks that began with the 1992 opening of Oriole Park at Camden Yards in Baltimore includes design and programming features and modern amenities that have proved to be enormously popular with the public. These ballparks have dramatically increased the attendance and revenues of the clubs that play in them." 
Conçu dans un style néo-rétro par le cabinet HOK (devenu Populous) ce ballpark de 46 000 places a eu une influence considérable sur le style de ceux qui seront érigés par la suite. Mais, disons le, assez peu l'égalent tant The Yard, inauguré en avril 1992, n'a pas vieilli. Il tient son charme de l'ancien entrepôt ferroviaire datant du début du XXème siècle. Lorsqu'on y arrive, on peut retirer un certificat de son premier match at Camden Yards. Le stadier qui nous accueille à l'entrée de la tribune nous amène à nos places et les essuie au chiffon doux avant qu'on s'y assoie. Ce soir là, les Orioles qui font une piètre saison ont perdu 11 à 2 contre les Blue Jays de Toronto avec un match énorme de la star montante Vladimir Guerrero Jr.