Twitter dévoile sur son blog l'activité générée à l'occasion des derniers jeux d'hiver : 103 millions de tweets ont produit 33,6 milliards d'impressions (audience). A titre de comparaison, les derniers JO d'été à Rio avaient généré 187 millions de tweets et l'euro 2016 plus de 109 millions de tweets. C'est en Corée, au Japon, aux Etats-Unis, Thaïlande et Indonésie qu'on a rédigé le plus de tweets sur les jeux. C'est une surprise de découvrir le Curling au deuxième rang des sports les plus commentés derrière le patinage artistique mais devant le short track et le snowboard. D'ailleurs, la victoire de l'équipe féminine japonaise face à la Grande Bretagne pour la médaille de bronze a été le deuxième moment le plus commenté des jeux sur Twitter.
Alors que l'annonce officielle de l'attribution des Jeux Olympiques de 2024 à Paris est imminente, l'IFOP et l'agence marketing MKTG, qui accompagne la délégation française à Lima, dévoilent les résultats d'un sondage "Le regard des Français sur les Jeux Olympiques de 2024 à Paris". Ces données peuvent être utiles dans le cadre d'un cours de méthodologie (conditions de réalisation d'une enquête...) et dans le cadre d'un cours d'économie du sport pour introduire les notions d'impacts économique et social du sport.
Paris s’apprête à être désignée le 13 septembre comme ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2024. Diriez-vous qu’il s’agit plutôt d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle... ?
A l’occasion de ces Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris, avez- vous l’intention ... ?
Diriez-vous que ces Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris auront un effet plutôt positif, un effet plutôt négatif ou n’auront pas d’effet sur les aspects suivants ?
Vous personnellement, envisageriez-vous de vous porter candidat comme bénévole pour les Jeux Olympiques de 2024 à Paris ?
Partenaire de Paris 2024, la FDJ a lancé le programme #Jouerlejeu qui lui permet de soutenir la candidature de la capitale à l'organisation des JO mais aussi d'affirmer son positionnement sur son terrain d'expression privilégié : l'égalité des chances et le sport féminin. C'est dans ce cadre que s'est déroulée l'activation les Champs pour Elles à l'occasion de la dernière étape du Tour de France 2017. 2024 femmes ont pu parcourir à vélo les derniers 8 kilomètres de l'étape. Retour sur cette journée.
Frédéric Martel a consacré sa dernière émission "Soft Power" (chaque dimanche sur France Culture) à la candidature de Paris aux Jeux Olympiques 2024. Rachel Pretti et Armand De Rendinger en sont les invités.
Comme chaque année au mois de novembre, Eudodata TV Worldwide éclaire sur la consommation télévisuelle du sport de part le monde. Voici quelques données sur la saison 2015/2016.
L’étude des 10 meilleurs programmes dans 10 pays majeurs révèle que 57 de ces 100 programmes sont dédiés au sport (+21% depuis l'année dernière)
Pendant les JO de Rio, France 2 a atteint son pic d’audience lorsque Teddy Riner a gagné la finale pic de 6,2 millions de téléspectateurs).
Dans les 48 territoires étudiés dans le rapport, 58% des meilleures audiences de la saison sportive sont réalisées par un match de football.
En France par exemple, la finale de l’Euro 2016 entre la France et le Portugal a réalisé la meilleure audience de l’année tous genres confondus.
Mieux, en additionnant les scores des deux diffuseurs M6 et BeIn Sports, la meilleure audience de tous les temps a été battue, atteignant 22,3 millions de téléspectateurs (le record pour un seul diffuseur restant la demi-finale de Coupe du Monde 2006 avec 22,2 millions de téléspectateurs, déjà entre la France et le Portugal).
Dans les 31 territoires européens couverts par le rapport, ce ne sont pas moins de 129,1 millions de téléspectateurs qui étaient rassemblés devant leurs écrans pour assister à la finale de la compétition.
En France, la meilleure performance de l’Euro 2016 auprès des 15-24 ans est réalisée par la demi-finale France – Allemagne, qui a attiré 1,8 million de jeunes adultes soit une part d’audience de 85,6%.
En Inde, la demi-finale du Championnat du Monde de cricket Twenty20 entre l’équipe nationale et les Indes Occidentales (West Indies) était diffusée en simultané sur 3 chaînes (DD National, Star Sports 1 et Star Sports 3) et l’audience de chacune des chaînes est entrée dans le Top 10 des meilleures audiences sportives de la saison. Au total, ce sont 87,5 millions de téléspectateurs qui ont regardé le match devant leurs écrans.
En Autriche la descente homme de Kitzbühel comptant pour la Coupe du Monde de ski alpin a enregistré une audience équivalente à la finale de l’Euro 2016 avec 1,6 million de téléspectateurs. Enfin en Serbie, la finale du Championnat d’Europe de Water Polo entre la Serbie et le Monténégro a réuni 1,9 million de téléspectateurs, soit 17% de mieux que la 2ème meilleure audience de la saison, un match de football entre la Serbie et l’Albanie.
Je viens de découvrir cette infographie très intéressante qui pose une question pour le moins pertinente et débattue : "Is Hosting The Olympics Good For A City?": la performance sportive des athlètes locaux, le cout d'organisation, les retombées économiques et sociales : tout y est !
En économie du sport, la question de l'impact économique des grands événements sportifs est fondamentale. Les villes, régions ou pays s'engagent dans l'organisation d'un mega event (JO, Coupe du Monde de football ou euro, championnats du monde divers...) en y attendant des retombées. Les hommes politiques (n'oublions pas que ces événements sont en grande partie financés sur fond publics) font valoir en général deux types de retombées :
économiques: l'événement fournit l'occasion de rénover des infrastructures (transport, réseaux de communication, stades et Arenas...), il va attirer des touristes et créer des emplois.
intangibles et sociales : accueillir une compétition importante c'est aussi se construire une image de ville dynamique, attractive, c'est susciter l'enthousiasme et la fierté des citoyens.
La difficulté reste bien entendu de mesurer ces retombées. Il existe deux types d'étude :
des cabinets privés : en général, ils sont mandatés par les organisateurs avant l'événement pour justifier l'investissement public. De leur étude on retient deux chiffres : X emplois créés, X millions de retombées.
des études universitaires : elles sont réalisées par des universitaires après l'événement. Elles ne nient pas quelques bénéfices, qu'elles minorent pour l'essentiel, mais discutent de la validité des méthodologies.
Pour vous donner un aperçu du débat sur cette question, vous pouvez consulter :
Dans l'European Sport Management Quarterly (vol 6, n°4 - 2006), Holger Preuss - éminent spécialiste de la question - signe un éditoral intitulé "Impact and Evaluation of Major Sporting Events"
Comme le chante Julien Doré "It is the end of the summer. L'été summer". Le mois d'août s'achève, la rentrée universitaire approche, vous sentez poindre cette mélancolie d'avant septembre avec les jours qui raccourcissent. Qu'ils paraissent loin les Jeux Olympiques, l'Euro 2012, le Tour de France !
La meilleure façon de se remettre ça en tête est encore de consulter ma revue de presse internationale d'économie et de marketing du sport pro. Pour le mois d'août j'ai archivé 217 PDF.
Le mois dernier, 11 530 pages ont été vues sur ce blog notamment grâce au succès de l'article consacré au salaire de Zlatan (5697 vus le mois dernier, 7087 au total soit le quart des pages vues à lui seul!). Voici le top 3 des billets les plus lus le mois passés :
Voici venu le troisième épisode de la série de billets qui ravit les sériephiles. Après avoir chroniqué Eastbound & Down et The League, afin de coller à l'actualité, je vais vous inciter à découvrir Twenty Twelve.
Un mockumentary anglais qui parle des JO
Twenty Twelve est une comédie anglaise de 13 épisodes de 30 minutes. Produite par Jon Plowman, elle a été primée en 2011 à la British Comedy Awards 2011 (meilleure sitcom). La première saison a été diffusée en 2011 sur la BBCfour. La seconde saison s'est achevée hier soir sur la BBCtwo. Le téléspectateur est immergé dans l'organisation des JO en suivant l'équipe de l'Olympic Deliverance Commission (ODC), la structure fictionnelle en charge du lancement des JO. Il s'agit en fait d'une parodie de l'Olympic Delivery Authority. Dès le premier épisode, la voix off - assurée par David Tennant - fixe les enjeux :
"This is the London 2012 engine room. Whilst others up on deck may be in the public eye, these are the men and women whose responsibility it is to deliver London's Olympic Games on time and on budget."
La responsabilité est énorme. Inutile de préciser que le ressort comique de la série repose sur l'incompétence du staff à assumer l'organisation d'un événement mondial. Pour présenter la série, je reprends ici la chronique de Pierre Sérisier sur l'indispensable Monde des séries :
"Londres se prépare à recevoir les Jeux olympiques en 2012. Cet événement sportif d'ampleur mondiale ne pouvait manquer de fournir quelques raisons de rire face à l'immensité des préparatifs requis par l'événement. Twenty Twelve est un mockumentary de la BBC en six épisodes, imaginé par John Morton, qui s'attaque au travail de ces employés de l'ombre chargés que tout se déroule sans accroc lorsque le grand barnum ouvrira ses portes le 27 juillet de l'année prochaine.
La série suit les employés de l'Olympic Delivrance Commission (avec un jeu sur le mot 'delivrance' qui signifie libération et renvoie au verbe to deliver qui inclut une notion d'accomplissement). Cette cellule de réflexion et d'intervention est chargée de certains préparatifs et a pour tâche d'anticiper et de régler les problèmes qui pourraient surgir à l'occasion d'une manifestation de cette importance.
Il s'agit d'une critique caustique de l'incompétence du middle-management et de son incapacité à évaluer l'ampleur des enjeux, à prendre des décisions de son ressort et à avoir un regard pertinent sur son activité. Ainsi, la question de la circulation automobile cauchemardesque à Londres, le lancement du site internet dédié à 2012 ou encore l'engagement d'un artiste dont une oeuvre doit mobiliser l'attention du public sont autant d'occasions de moquerie." (mars 2011)
Trailer
Apprenez à organiser un événement en regardant la télé
J'ai de plus en plus d'étudiants qui se destinent aux métiers de l'événementiel. Je ne compte plus les copies, les mémoires, les rapports de stage et les dossiers où l'on trouve une citation d'"Organiser un événement sportif" par Desbordes et Falgoux.
En complément de cette lecture, les étudiants pourront regarder cette série (qui pourrait faire l'objet de TD!). Tellement de facettes de l'évenementiel y sont abordées : organiser le lancement du compte à rebours des J-1000, accueillir la délégation brésilienne, réfléchir au devenir du Stade Olympique ou de la salle de Tae Kwon Do, assurer la comm', les relations publiques sans oublier de sensibiliser la population locale à l'événement, organiser les Cultural Olympiad, faire des jeux citoyens, durables et éco-responsables...
C'est la force de la série que de traiter des 1000 petits problèmes qui se posent aux organisateurs. Le réalisme voulu par le format mockumentary est appuyé par les référence nombreuses à Sebastian Coe (qui y joue son propre rôle) ou encore Boris Johnson. On redécouvre Londres (ses embouteillages) et plus particulièrement l'Olympic Park et l'O2Arena. S'il n'est pas nécessaire d'être un spécialiste du management du sport pour apprécier la série, quelques échanges ont une saveur différente lorsqu'on en maitrise les enjeux. Sinon, aucun doute, nous sommes bien dans l'univers de l'événementiel sportif : les membres de l'équipe passent leur temps au téléphone, textotent et recourent sans arrêt au verbiage.
Le personnage de Siobhan Sharpe est particulièrement intéressant. Elle bosse à l'agence Perfect Curve et est en charge du market' et de la comm' de l'événement. Elle brille non seulement par sa méconnaissance totale des dossiers mais aussi de son métier. Elle parvient tout juste à masquer sa vacuité par une sur-activité qui demeure de l'agitation. En bref, elle brasse de l'air et jargonne. Dans son agence, elle bosse avec son équipe dans un ideas space. Sa creative Team est composée d'un Information Architect, d'un Trend Analyst et d'un Viral Concept Designer. Voyez l'genre? Dans un épisode de la seconde saison, la voix off dit d'elle :
"it's time for Siobhan to step in and use her PR skills to finesse the media impact of the planting ceremony itself. In her world, whether she knows it or not, it's all about the power of the image, and the power of this image is fast becoming almost literally symbolic." épisode 6 de la second saison
Siobhan Sharpe parle ici stratégie digitale
Vous le verrez, Ian Fletcher fait de son mieux pour remédier aux aléas. Il subit l'incompétence et l'inconstance de son équipe. On peut voir dans cette série, et c'est le comble pour un comité d'organisation, une critique du silo management. Personne ne semble vouloir aller au delà de sa responsabilité ou de son domaine de compétence. Voyez par exemple cet échange entre le journaliste et Kay Hope (Head of Sustainability) qui se refuse à faire le lien entre développement durable et héritage.
"- From a sustainability point of view, the Olympics isn't really about sport at all. This whole thing starts when the sport ends. - Presumably sustainability is very closely connected to legacy. - Beg your pardon? It is not. They are not the same. They are not. Sustainability is about using the Games as a catalyst for change. It's about improving life in the East End of London and encouraging new ways of life across the whole of the UK that take into account not just our debt to the past, but also to the future. - Right. - Whereas legacy is totally different. "épisode 1 de la première saison
Pour aller plus loin
La malédiction de la countdown clock : dans le premier épisode, l'inauguration de l'horloge assurant le décompte des J-1000 est un fiasco. Dans la vraie vie, celle inaugurée à Trafalgar Square par Boris Johnson et Seb Coe est aussi tombée en panne. Je crois qu'il en a été de même pour celle des Jeux Equestres Mondiaux inaugurée par David Douillet.
Sur la page de la BBC il y a des choses intéressantes mais impossible d'accéder aux vidéos.
Je ne l'ai pas vue, mais en 1998 puis en 2000, une série du même format est diffusée en Australie sur la chaine ABC TV ; ça s'appelle The Games. Les 13 épisodes font la satire du Sydney Organising Committee for the Olympic Games (SOCOG).