A moins d'être un grand fan de la série The Wire ou un lecteur éclairé d'Edgar Allan Poe, on ne prévoit pas d'aller visiter Baltimore... sauf peut-être si on est amateur de baseball, auquel cas il est obligatoire de se rendre à l'Oriole Park at Camden Yards. Alors jeune étudiant en management du sport, c'est dans mes lectures que j'ai découvert ce stade, ainsi décrit - par exemple - dans le Blue Ribbon Panel of Baseball Economics en 2000 :
"The new generation of ballparks that began with the 1992 opening of Oriole Park at Camden Yards in Baltimore includes design and programming features and modern amenities that have proved to be enormously popular with the public. These ballparks have dramatically increased the attendance and revenues of the clubs that play in them."
Conçu dans un style néo-rétro par le cabinet HOK (devenu Populous) ce ballpark de 46 000 places a eu une influence considérable sur le style de ceux qui seront érigés par la suite. Mais, disons le, assez peu l'égalent tant The Yard, inauguré en avril 1992, n'a pas vieilli. Il tient son charme de l'ancien entrepôt ferroviaire datant du début du XXème siècle. Lorsqu'on y arrive, on peut retirer un certificat de son premier match at Camden Yards. Le stadier qui nous accueille à l'entrée de la tribune nous amène à nos places et les essuie au chiffon doux avant qu'on s'y assoie. Ce soir là, les Orioles qui font une piètre saison ont perdu 11 à 2 contre les Blue Jays de Toronto avec un match énorme de la star montante Vladimir Guerrero Jr.
