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mardi 3 avril 2018

[Infographie] Les états les plus titrés aux États-Unis

PlayUSA est un site qui recense les options de paris en ligne aux États-Unis. Il dévoile une infographie des titres dans les 4 ligues majeures (NBA, NFL, MLB, NHL) par états. La grammaire graphique est discutable (sur la première carte, la taille des trophées devrait être proportionnelle au nombre de titres plutôt que d'indiquer un classement). C'est donc l'état de New York qui concentre le plus de titres (grâce aux succès des Yankees) suivi du Massachusetts (grâce aux Celtics de Boston) et de la Californie. 



View Interactive Version(via PlayUSA).

jeudi 1 décembre 2016

La valeur des franchises NFL (Forbes)



Forbes vient de publier son estimation annuelle de la valeur des franchises NHL. En moyenne, une franchise vaut 517 millions de dollars soit une augmentation de 3% depuis l'année dernière. Le classement est dominé par les Rangers de New York estimés à plus d'un milliards de dollars. Deux franchises canadiennes historiques complètent le top 3. Les Penguins de Pittsburgh qui ont remporté le championnat figurent à la 11ème place. Evalués à 570 millions de dollars, la franchise réalise 178 millions de chiffres d'affaires. La campagne de 13 matchs de playoff à domicile a généré un résultat de 26 millions de dollars. 

mardi 17 mai 2016

[infographie] l'affluence dans las stades américains

L'agence de marketing sportif The Glide Sport diffuse une infographie sur les affluences dans les 5 grandes ligues sportives américaines. Les 1543 personnes sondées sont réparties en 4 catégories : 
  • ceux qui vont moins souvent au stade : on observe une légère défection des 35-54 ans pourtant coeur de cible du spectacle sportif. 
  • ceux qui vont beaucoup moins au stade : il s'agit classiquement de ceux qui ne se définissent pas comme des fans de sport, les + De 55 ans mais aussi les "moins connectés". 
  • ceux qui vont autant au stade : les célibataires
  • ceux qui y vont plus : les technophyles !
Les franchises s'adaptent aux fans 2.0 : toutes les équipes de MLB proposent une application stade. C'est le cas de 73% des équipes NBA, 39% des équipes NHL, 34% des équipes NHL et 30% des équipes MLS. 

samedi 3 janvier 2015

Des infographies de Repucom sur la NBA et la NHL

Repucom America a diffusé sur son compte twitter (@RepucomAmerica) deux jolies infographies concernant la NBA et la NHL. L'infographie sur la NBA concerne la journée de Noël où plusieurs matchs sont traditionnellement disputés depuis 1947. 5 matches ont été joués le 25 décembre dont un Lakers/Bulls qui contente les fans de basket puisque 40% d'entre eux de part le monde se considèrent comme des supporters de Chicago ou de Los Angeles. On apprend aussi que le basket est le deuxième sport le plus populaire au monde avec 652 millions de fans. 71% des fans NBA mènent de front une activité en ligne lorsqu'ils regardent du sport à la télé et 16% d'entre alimentent les réseaux sociaux avec du contenu concernant le match qu'ils regardent. 
La deuxième infographie concerne le NHL Winter Classic qui s'est déroulé en ce début d'année à Washington dans le stade de baseball des Nationals. La franchise de Chicago est l'équipe de hockey des Etats-Unis qui compte le plus de fans (15,7 millions). Les Capitals de Washington en compte 4,6 millions dont un quart de femmes. 


Repucom Media

jeudi 7 juin 2012

OKC en finales NBA...

  ... pas si mal pour une ville qui n'avait aucune franchise de ligue majeure jusqu'en 2008.

De Seattle à Oklahoma

Lors de l'égalisation (2-2) du Thunder face aux Spurs en finale de conférence Ouest, je tombe sur un tweet d'Holly Kruse (@hollykruse), universitaire d'Oklahoma qui travaille sur les NTIC dans le sport. Elle écrit : " So apparently major league professional sports in Oklahoma is a thing now. Nice job, Thunder."
Je pars de ce tweet pour rédiger mon billet. Mené 2 à 0 dans la série, le Thunder atteint les finales en sortant les Spurs lors du match 6
La franchise d'Oklahoma s'appuie sur le talentueux Kevin Durant, MVP du All Star Game 2012 et meilleur marqueur de la ligue pour la 3ème saison de suite. Il faut aussi citer Serge Ibaka, défenseur exemplaire, Russel Westbrook, ou encore James Harden, élu meilleur sixième homme 2012. 

Songez surtout qu'Oklahoma City ne dispose de cette franchise que depuis 2008 ! Il ne s'agit pas d'une création mais d'une délocalisation puisque le Thunder opère dans la continuité des anciens SuperSonics de Seattle. En effet, en 2006, un groupe d'investisseurs d'OKC emmené par Clay Bennet acquière la franchise pour 350M$. La volonté affichée de déménager l'équipe soulève quelques réticences mais après une bataille juridique, les Sonics deviennent le Thunder et rejoignent la Chesapeake Energy Arena. Lors de sa première saison à OKC l'équipe termine bonne dernière de sa division. 


 

 Quelques vidéos pour comprendre la délocalisation Seattle/OKC


Une lecture géographique pour comprendre cette délocalisation

Voyez le chemin parcouru depuis. C'est l'occasion pour moi de vous inciter à lire cette article académique de circonstance qui a largement influencé dans mes travaux : 

Comer & Newsome (1998) : Will Major League Sports Ever Come to Oklahoma? (lien vers l'article en PDF)

En 1998, ces deux géographes s'interrogent sur la viabilité du marché d'Oklahoma City à accueillir une franchise de ligue majeure. Les auteurs rappellent l'échec de la ville à recevoir une équipe de hockey lors de l'expansion de la NHL en 1997. 
OKC, avec 1,3 millions d'habitants, est alors l'une des rares aires métropolitaines de cette taille sans aucune équipe professionnelle. Les géographes avancent 3 explications à cette situation :




  1. La concurrence régionale est forte : 16 équipes existent alors dans de grandes villes voisines (Dallas, Denver, Houston, Kansas City, San Antonio, St. Louis)
  2. Peu de densité urbaine, obligeant à aller chercher son public assez loin
  3. Peu d'habitants à l'échelle américaine : OKC reste une petite ville au 45ème rang des aires métropolitaines. 
Pour autant, Comer & Newsome prédisaient déjà :
"Ultimately, Oklahoma will probably host a major league professional sports team within the next two decades. With steady expansion by all four leagues becoming the norm in the 1990s, smaller and smaller cities are winning expansion franchises due to the saturation of the upper levels of the United States urban hierarchy. However, this trend clearly needs to continue for Oklahoma City to become a strong-enough contender to win an expansion franchise. Major league sports could come to Oklahoma sooner, however, should Tulsa or Oklahoma City entice an existing team to relocate. Currently, smaller cities without teams often find themselves being used as bargaining chips by team owners using the threat of relocation to try to extract better deals from their host cities. Every so often, though, a team actually does pull up stakes and move. This could be Oklahoma's best chance at hosting a major league team in the very near future."

Certes, OKC n'a qu'une seule franchise mais elle est compétitive. C'est l'une des forces du système de régulation nord-américain que de permettre aux équipes en difficulté de redevenir rapidement victorieuses. OKC illustre cela : il n'a fallu que 4 saisons pour que le Thunder passe de dernier de sa division à finaliste de la ligue.  

Ce matin je découvre donc la qualification d'OKC en finales et je tombe sur ce tweet de Matt Zimmerman (@Zimmsy, universitaire en Management du Sport) :

"Enough with the crying for the Sonics fans. Their team moved, that's life. Suck it up. No one cares. #RaidersFan #LakersFan #DodgersFan"

J'ai déjà abordé en partie les aspects géographiques de la régulation des ligues majeures dans deux billets : l'un consacré à la diffusion des ligues, l'autre à la délocalisation des Dodgers.

vendredi 27 avril 2012

American Road Trip

Mon séjour américain prend fin et il aura été pour le moins enrichissant : découvrir des villes et ses habitants, silloner des paysages (plus de 4000 Km parcourus!), visiter des musées, assister à des concerts et bien entendu, aller voir des matches de ligues majeures. 

Ces trois semaines de tourisme ont aussi constitué un terrain de recherche fertile aux réflexions que je mène sur le spectacle sportif, l'experience matchday, l'utilisation des réseaux sociaux. Aussi, attendez vous à ce que je revienne sur ce road-trip dans les prochains billets.

Je signale par ailleurs que ce voyage a été une expérience digitale. J'ai laissé l'appareil photo numérique en France pour ne m'en remettre qu'à mon smartphone largement sollicité : twitter/facebook alimentés par instagram (voir ci-après) et foursquare pour donner des nouvelles aux proches et partager de l'experience sportive avec mes étudiants/collègues/followers. Cela a un coût (l'abonnement hebdo à un pass internet international) et demande une cartaine organisation (être à l'affut des free wifi).

En attendant de revenir plus longement sur ce séjour (parler des matches, des stades, des franchises, de l'ambiance), je vous laisse découvrir mon itinéraire : 
  • Vendredi 5 avril : ballade dans San-Francisco
  • Samedi 7 avril : ballade en vélo (traversée du Golden State Bridge), Match NHL Sharks vs. Kings au HP Pavilon
  • Dimanche 8 avril : Départ de San Francisco (en passant par le stade des 49ers) pour Monterey
  • Lundi 9 avril : longer la côté par la California State Route 1 direction Los Angeles
  • Mardi 10 avril : Venice Beach, Mulholland Drive
  • Mercredi 11 avril : LA Downtoown, LA Live, Match MLB Dodgers vs. Pirates au Dodger Stadium
  • Jeudi 12 avril : Hollywood, Sunset Bd, départ en voiture pour Palm Springs
  • Vendredi 13 au Dimanche 15 avril : Festival Coachella
  • Lundi 16 avril : Départ pour Las Vegas via Joshua Tree
  • Mardi 17 avril : Bryce Canyon via Zion
  • Mercredi 18 avril : Moab (Arches)
  • Jeudi 19 avril : Moab (Canyonlands, Dead Horse Point)
  • Vendredi 20 avril : Valley of the Gods, Monument Valley
  • Samedi 21 avril : Grand Canyon
  • Dimanche 22 avril : Départ du grand Canyon pour Las Vegas
  • Lundi 23 avril : vol intérieur pour New York
  • Mardi 24 avril : High Line, Central Park, match MLB Mets vs. Marlins au Citi Field
  • Mercredi 25 avril : visite de Manhattan match NBA Knicks vs. Clippers au Madison Square Garden
  • Jeudi 26 avril : visite du MoMa, ballade (sous la pluie) dans New York. Effrayé par le tarif, je n'ai pas envisagé d'aller voir le match 7 Rangers vs. Senators (NHL)
  • Vendredi 27 avril : visite du Bronx et du Yankee Stadium, concert des Feelies
  • Samedi 28 avril : visite de Coney Island, match MLS Red Bulls vs. NE Revolution au Redbull Arena (le stade est à côté de l'aéroport de Newark) retour en France 

Pub dans le métro pour les playoffs NHL
Au Citi Field
3 casques de sport au MoMa

Au Dodger Stadium
Pub dans le métro pour du parfum Yankee

New York accueille la draft NFL
Manger un hot dog au MSG
Pour le moment, je vous invite à parcourir le dernier numéro du mag de l'UCPF (Profession Football n°72) qui revient sur les rencontres du foot pro. Cette journée m'avait inspiré un billet. En page 17, je propose une lecture marketing des réflexions menées par les clubs (voyez aussi les billets de mes camarades @scenic82 et @Lestrelin)

mercredi 4 avril 2012

l'encarté : la diffusion des ligues majeures en Amérique du Nord

Je vous l’annonçais dans le dernier billet, je pars demain pour un road-trip aux Etats-Unis. C'est l'occasion pour moi de découvrir et ressentir les Major Leagues que je n'ai connues jusqu'à présent que dans mes travaux de recherche, au cinéma, dans les séries ou diffusés à la télé. 

Je vais m'appliquer à partager au mieux mes matchday experience. Pour cela, il faudra me suivre sur mon compte twitter (@bhelleu) plus particulièrement les jours suivant: 
  • samedi prochain (le 7 avril) pour un duel californien de NHL entre les Sharks de San Jose et les Kings de LA.(7:30 PM, -9 heures de décalage horaire avec la France)
  • le vendredi 25 avril, je serai au Madison Square Garden pour un match NBA opposant les Knicks aux Clippers (8:00 PM, -6 heures de décalage horaire avec la France)
 L'entrance 3D des Knicks
    Je vais essayer de dégoter une place pour un match MLB des Yankees ou des Mets. Alors pour se mettre un peu dans l'ambiance, une carte issue de ma thèse sur la diffusion du sport pro aux Etats-Unis.















      Oui oui je vais voir en vrai Blake Griffin !

      Diffusion des sports

      Le concept de diffusion est cher aux géographes. Dans "Les mots de la Géographie" on en donne la définition suivante : 
      "action de se répandre dans toutes les directions; expansion d’un phénomène dans l’espace. Propagation d’une innovation dans l’espace (et donc dans le temps) auprès de personnes, groupes, institutions susceptibles de l’accueillir et de l’adopter."
      Des géographes ont appliqué le concept aux sport et activités physiques en variant les échelles d'analyse. Par exemple, voici trois études issues de la revue Mappemonde : 

      Diffusion des Big Four

      La diffusion des Big 4 en Amérique du Nord (MLB, NHL, NFL, MLB)
      Dans notre cas, c'est le sport pro qui fait office d'activité innovante. La carte représente l'adoption du sport de ligue majeure par les villes. La taille du cercle correspond à la taille de la ville. Plus la couleur est sombre, plus tôt la ville a obtenu sa première franchise. La carte révèle que 74 villes ont eu au moins une franchise dans l'une des 4 ligues majeures selon une propagation qui part d'un foyer localisé au nord-est pour suivre l'expansion économique du pays au sud et à l'est : 
      • Avant 1900: implantation au nord-est par l’intermédiaire du développement du baseball
      • 1900-1945: renforcement du nord-est par l’émergence du hockey (essentiellement au Canada) et du football américain (dans de petites villes qui disparaîtront par la suite)
      • 1945-1980: expansion vers le sud et l’ouest à la recherche de nouveaux marchés
      • Depuis 1980:  les grandes villes étant déjà équipées, les ligues étendent leur offre dans des marchés moyens

      Diffusion et éviction : le cas de la NFL

      Je remarquais dans ma thèse que l'implantation actuelle des franchises est ultra-rationnelle mais résulte d'un "darwinisme" géo-économique où les petites villes sont abandonnées pour de plus grandes, plus riches, plus dynamiques.

      Fondée en 1919, la franchise NFL des Packers de Green Bay (306 000 habitants) est la dernière survivante des « small town teams » qui constituaient la NFL durant les années 1920. L’équipe a survécu à la stratégie d’allocation optimale des équipes qui s’est opérée tout au long du siècle dernier par le soutien indéfectible de ses fans propriétaires de l'équipe sur un modèle comparable aux socios en Espagne. Le tableau suivant recense les petites villes hôtes d’une équipe de football durant les cinq premières années d’existence de la NFL.
      Marchés de moins d’un million d’habitants ayant accueilli une franchise NFL entre 1920 et 1924
      Dans ses premières années de fonctionnement, la NFL était une ligue accueillant essentiellement de petites villes du Midwest et peu de grandes villes. La Rue en Ohio est la plus petite ville à avoir accueilli une équipe de football. Jim Thorpe, médaillé olympique aux jeux de Stockholm (1912) puis destitué de ses titres convaincu d’avoir enfreint les règles de l’amateurisme, a joué pour les Oorang Indians. Présente deux saisons en NFL (1922-1923), l’équipe devait jouer ses matchs à domicile dans la ville voisine de Marion un peu plus peuplée. Toutes ces franchises ont disparu à l’exception de deux cas : les Packers donc et les Decatur qui opèrent de nos jours à Chicago sous le nom des Bears.

      L’importance de la taille du marché apparaît dès l’émergence des ligues majeures. Fondée en 1876, la National League (baseball) stipule dans ses statuts qu’ « aucun club ne doit être admis dans une ville dont la population est inférieure à 75 000 habitants, exception faite d’un vote unanime de la ligue. »

      A l'occasion, je reviendrai sur la géographie du sport nord-américain en expliquant pourquoi il n'y a pas d'équipe NFL à Los Angeles et comment cela favorise le subventionnement public des stades et arenas. 

      mardi 28 février 2012

      L'encarté : Forbes Most Valuables Teams 2010

      Voici une nouvelle rubrique. L'encarté c'est du "fait sportif"converti en carte.
      C'est que je suis (aussi) géographe. De ceux qui affectionnent les infographies diverses et plus particulièrement le traitement cartographique des données. Les enseignements, les articles académiques, les rapports divers sont autant d'occasion pour moi de réaliser de jolies cartes. Voyez donc ma thèse qui en est truffée (lien vers le PDF), parcourez le rapport Arenas 2015 auquel j'ai collaboré ou encore cet article rédigé avec Nicolas Scelles (@scenic82) pour les Cahiers du foot.

      Le principe est simple, je dépose ici une ou plusieurs cartes sans aller trop loin dans le commentaire. Au lecteur d'y déceler l’information géographie, d'identifier les vides et les pleins, les permanences et les mutations, les jeux d'échelles ou encore les processus de diffusion et de globalisation. 

      Pour commencer : 


      la valeur des franchises des 4 ligues majeures nord-américaines
      (données :  Forbes 2010)
       (cliquez sur les cartes pour les agrandir)




      Pour ne pas en rester là, vous pouvez lire mon article intitulé "La métropolisation du sport professionnel en Europe et en Amérique du Nord: une approche comparative" sur site de la revue en ligne Mappemonde. Les éditeurs ont fait un superbe travail d'animation des cartes.

      Enfin, je ne peux me lancer dans cette série de billets consacrés à la cartographie des sports sans plébisciter l'ouvrage de référence de mon camarade Loïc Ravenel (@Loic_Ravenel) (co-réalisé avec Pascal Gillon et Frédéric Grosjean) : Atlas du sport mondial (2010, chez Autrement)